Les enfants de Louxor - Véronique Soufflet
Quand je sens certains soirs
Ma vie qui s'effiloche
Et qu'un vol de vautours s'agite autour de moi
Pour garder mon sang froid je tâte dans ma poche
Un caillou ramassé dans la Vallée des Rois
Si je mourrais demain j'aurais dans la mémoire
L'impeccable dessin d'un sarcophage d'or
Et pour m'accompagner au long des rives noires
Le sourire éclatant des enfants de Louxor
À l'intérieur de soi je sais qu'il faut descendre
À pas lents dans le noir et sans lâcher le fil
Calme et silencieux sans chercher à comprendre
Au rythme des bateaux qui glissent sur le Nil
C'est vrai la vie n'est rien le songe est trop rapide
On s'aime on se déchire on se montre les dents
J'aurais aimé pourtant bâtir ma Pyramide
Et que tous mes amis puissent dormir dedans
Combien de papyrus enroulés dans ma tête
Ne verront pas le jour ou seront oubliés
Aussi vite que moi Ma légende s'apprête
Je suis comme un désert qu'on aurait mal fouillé
Si je mourais demain je n'aurais plus la crainte
Ni du bec du vautour ni de l'oeil du cobra
Ils ont régné sur tant de dynasties éteintes
Et le temps comme un fleuve à la force des bras
Les enfants de Louxor ont quatre millénaires
Ils dansent sur les murs et toujours de profil
Mais savent sans effort se dégager des pierres
À l'heure où le soleil se couche sur le Nil
Je pense m'en aller sans que nul ne remarque
Ni le bien ni le mal que l'on dira de moi
Mais je déposerai tout au fond de ma barque
Le caillou ramassé dans la Vallée des Rois
J'aime les paroles
Tu vas aussi aimer
Lo que yo domase
Dola ale
Tiboa
[00:00.00]Les enfants de Louxor - Véronique Soufflet
[00:11.62]Quand je sens certains soirs
[00:14.58]Ma vie qui s'effiloche
[00:17.23]Et qu'un vol de vautours s'agite autour de moi
[00:23.54]Pour garder mon sang froid je tâte dans ma poche
[00:29.17]Un caillou ramassé dans la Vallée des Rois
[00:35.27]Si je mourrais demain j'aurais dans la mémoire
[00:41.12]L'impeccable dessin d'un sarcophage d'or
[00:47.03]Et pour m'accompagner au long des rives noires
[00:53.27]Le sourire éclatant des enfants de Louxor
[00:59.19]À l'intérieur de soi je sais qu'il faut descendre
[01:04.99]À pas lents dans le noir et sans lâcher le fil
[01:10.73]Calme et silencieux sans chercher à comprendre
[01:17.27]Au rythme des bateaux qui glissent sur le Nil
[01:23.22]C'est vrai la vie n'est rien le songe est trop rapide
[01:28.90]On s'aime on se déchire on se montre les dents
[01:35.12]J'aurais aimé pourtant bâtir ma Pyramide
[01:40.99]Et que tous mes amis puissent dormir dedans
[02:01.66]Combien de papyrus enroulés dans ma tête
[02:08.06]Ne verront pas le jour ou seront oubliés
[02:14.13]Aussi vite que moi Ma légende s'apprête
[02:20.27]Je suis comme un désert qu'on aurait mal fouillé
[02:26.38]Si je mourais demain je n'aurais plus la crainte
[02:32.65]Ni du bec du vautour ni de l'oeil du cobra
[02:38.45]Ils ont régné sur tant de dynasties éteintes
[02:44.82]Et le temps comme un fleuve à la force des bras
[02:50.92]Les enfants de Louxor ont quatre millénaires
[02:56.67]Ils dansent sur les murs et toujours de profil
[03:02.50]Mais savent sans effort se dégager des pierres
[03:08.46]À l'heure où le soleil se couche sur le Nil
[03:14.83]Je pense m'en aller sans que nul ne remarque
[03:20.63]Ni le bien ni le mal que l'on dira de moi
[03:26.62]Mais je déposerai tout au fond de ma barque
[03:32.73]Le caillou ramassé dans la Vallée des Rois
[03:51.65]J'aime les paroles
[03:54.78]Tu vas aussi aimer
[03:57.61]Lo que yo domase
[04:00.59]Dola ale
[04:03.94]Tiboa